C’est la rentrée, paye ton ambivalence…

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Aujourd’hui c’était la rentrée pour les gnomes.

J’étais persuadée qu’après les avoir déposé, j’allais chanter à tue-tête-fenêtres-ouvertes la très célèbre chanson “LIBEREEEE, DELIVREE EE EE” (cf article sur le burn-out des vacances d’été), en faisant comme si j’avais un micro avec la brosse à cheveux le tournevis qui traîne au fond de mon sac.

Ben pas du tout.

Enfin pas trop.

Quoiqu’un peu quand même.

Bref, j’étais assez ambivalente… et les gnomes aussi. The question is,  est ce que j’étais ambivalente car mes gnomes l’étaient ou est ce que mes gnomes étaient ambivalents parce qu’ils sentaient bien que moi aussi je l’étais (le principe de la poule et de l’oeuf quoi).

Le gnominion, il est super sage à l’école. Parce qu’il veut être aimé par la maîtresse, l’ATSEM, les dames pipis (quoi, il n’y a pas de dames pipis à l’école?), les copains, le repas du midi, le tablier de peinture… Du coup il se contient toute la journée et à peine dans la voiture, il EX-PLOSE… Genre super big décharge de ouf.

Et en plus, il est plein de supers principes que quand les choses ne collent pas comme dans sa tête, c’est le drame…

Le principe de ce matin, c’était qu’il fallait avoir 4 ans ½ pour rentrer en moyenne section (selon lui), et que ce n’était pas possible qu’il y aille vu qu’il n’avait que 4 ans et 5 mois… J’ai eu beau tenter de lui expliquer que ça n’avait rien à voir ou presque, ça ne prenait pas. Un peu comme quand il ne comprenait pas que son copain Loup qui a 2 ans de plus que lui n’entrait pas en CP mais en CE1 (le bougre a sauté une classe, forcément!), et qu’il n’en a pas dormi (j’exagère à peine).

Et puis cette aprèm, soudainement, mon gnominion d’amour a décrété qu’il était timide, donc qu’il ne voulait parler à personne… pratique au moment de le déposer, 22 kg qui s’accroche à mes jambes et qui se cache derrière moi. Donc, dans l’urgence, je lui ai indiqué qu’être timide c’était en général avoir des difficultés à oser parler aux gens qu’on ne connaissaient pas, et que là il connaissait tout le monde, donc ça ne marchait pas (non, je ne lui ai pas expliqué qu’il pouvait être agoraphobe,  souffrir de phobie sociale ou de trouble de la personnalité évitante, j’vais pas me tirer une balle dans le pied non plus).

Bref, j’ai réussi à ce qu’il parte avec la maîtresse et c’était OK.

La gnominette elle, ça fait 1 mois qu’elle me tanne pour retourner à la crèche… on a même mis la photo d’une des auxiliaires de la crèche dans sa chambre car elle l’a surkiffe d’amour.

Donc, j’étais supra confiante, genre Hop, dépôt à 8h45, à 8h50 je me casse, je chante ma chanson à tue-oreilles-et-tout-ça, et à 9h05 je suis aux chevaux (yeah!).

En réalité, je me suis très légèrement foirée avec le timing, à 67  minutes près.

A 8h45 j’étais effectivement devant la crèche, et elle n’a jamais voulu entrer dedans.. Jusqu’à 9h18 où elle concédait vaguement franchir le pas de la porte, pour squatter 25 minutes dans le hall d’entrée, et me faire des bisoux de d’adieu version on-ne-se-reverra-plus-jamais-de-la-vie pendant encore 9 minutes… Du coup en quittant les lieux, j’étais supra à la bourre, et dans la précipitation j’ai oublié de chanter dans ma voiture la super chanson. Merde quoi.

Le pire dans tout ça, c’est qu’au bout de 13 minutes ils me manquaient. Alors que 2 minutes avant de les déposer j’avais encore envie de les scotcher contre le mur du salon…

Et puis, il y a aussi tous les trucs collatéraux liés à la rentrée, genre la liste de moyenne section que j’avais perdu, tout comme le dossier d’information de ma fille, tout comme le PAI d’éviction de PLV (ben oui quoi :p pourquoi parler simple quand on peut mettre des sigles incompréhensibles partout), tout comme l’attestation d’assurance responsabilité d’habitation scolaire (gné?)…

Et enfin, soyons honnête, quand je dépose mes gnomes j’ai toujours l’impression que je suis une mère au rabaisles autres mamans ont l’air de se réjouir, arrivent très en avance, papotent entre elle pendant des heures quart d’heures, s’extasient ou se plaignent des notes de leurs enfants, (et moi j’estime que les notes sont des moyens d’évaluation et de jugement contre productifs qui ne respectent pas la singularité de chaque enfant, mais si je dis ça plus personne ne me parlera jamais), sans compter de tous mes sujets favoris, ménage, mode, pokémon, cuisine, astuces coutures, pipis de la petite soeur, Alzheimer de tante Joséphine… Bref, j’ai encore dû rater un truc, car je ne sais jamais quoi dire (tiens, à partir d’aujourd’hui je me déclare détentrice de trouble de la personnalité évitante, ça fait une bonne excuse pour ne pas parler à la sortie, non?)

Bref, cette rentrée… elle était un peu comme celle de l’année dernière… Ambyvalente… Entre joie de retrouver la possibilité de boire un café chaud sans hurlements, et tristesse d’avoir à laisser mes gnomes dans ce système, tout en me sentant quelque peu moi même inadaptée en tant que mère… Donc finalement, c’était un peu pourri quand même.

Et chez vous? Comment ça s’est passé? joie? tristesse? soulagement? ambivalence? sentiment d’être une super maman qui a tout préparé? ou l’inverse? Ou comment imaginez vous le truc quand votre future progéniture ira à l’école? Allez y balancez 🙂 

1 comment for “C’est la rentrée, paye ton ambivalence…

  1. Mari
    6 septembre 2016 at 21 h 37 min

    J’ai le même ressenti sur les sorties d’école … Je file chercher mes nains et je trace à travers les papotages …

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